Où trouver la carte interactive des PFAS en France ?
La carte des PFAS en France est accessible via l’outil de visualisation développé par le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières), mandaté par le gouvernement dans le cadre du plan interministériel. Elle agrège les données de quatre bases nationales : SISE-Eaux pour le contrôle sanitaire de l’eau potable, ADES pour les eaux souterraines, Naïades pour les cours d’eau, et GIDAF pour les rejets industriels. Le média Vert a également publié une carte interactive exclusive, construite à partir des mêmes données officielles issues des analyses des ARS, agrégées par le service national SISE-Eaux selon les unités de distribution d’eau (UDI).
Le seuil réglementaire à retenir est fixé pour la somme de 20 PFAS réglementés. Au-delà, l’eau est déclarée non conforme. À ce jour, plusieurs milliers de réseaux ont été analysés, couvrant une part significative du total national, avec des données allant jusqu’en avril 2026.
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Seuil réglementaire (20 PFAS) | 0,1 µg/L |
| Réseaux analysés | 9263 |
| Taux moyen national | 0,022 µg/L |
| Réseaux dépassant la norme | 14 sur 9263 analysés (0,15 %) |
Points essentiels à retenir sur la carte :
- Les résultats s’affichent par UDI, pas par commune : une même ville peut regrouper plusieurs UDI avec des résultats différents.
- Les zones grisées indiquent l’absence de données publiées, non une absence de contamination.
- Les données couvrent les analyses réalisées depuis janvier 2025 jusqu’à fin avril 2026.
- Le HCSP recommande un seuil plus strict de 0,02 µg/L pour les 4 PFAS les plus préoccupants (PFOA, PFOS, PFNA, PFHxS).
Comment lire et utiliser la carte de pollution PFAS ?
Entrer le nom de votre commune dans la barre de recherche affiche les UDI qui desservent votre adresse. Chaque point de prélèvement indique la concentration mesurée, la date de l’analyse et la conformité par rapport au seuil de 0,1 µg/L. Un code couleur distingue les réseaux conformes des rares réseaux en dépassement, signalés en rouge.
La subtilité tient à la notion d’UDI. Un même territoire peut être alimenté par plusieurs UDI aux résultats hétérogènes, ce qui explique des différences de qualité entre deux voisins pourtant dans la même rue. À l’inverse, une seule UDI peut couvrir plusieurs communes.
- Recherchez votre commune dans la barre de recherche.
- Identifiez l’UDI qui alimente votre adresse.
- Vérifiez la date de la dernière analyse : une donnée ancienne de plusieurs mois mérite d’être interprétée avec prudence.
- Comparez le taux mesuré au seuil légal (0,1 µg/L) et au seuil HCSP (0,02 µg/L pour les 4 PFAS prioritaires).
- Si votre commune apparaît en gris, contactez directement votre ARS ou votre distributeur d’eau pour obtenir les résultats.
Conseil de pro : Consultez aussi la plateforme Dans Mon Eau, développée par Générations Futures et Data For Good, qui affiche les résultats pour les PFAS mais aussi les pesticides, nitrates et perchlorates, avec une mise à jour dès que de nouvelles analyses sont disponibles.
Quel cadre légal encadre la surveillance des PFAS en France ?

Depuis le 1er janvier 2026, la surveillance des 20 PFAS réglementés dans l’eau potable est obligatoire en France, avec une limite de qualité fixée à 0,1 µg/L. Cette obligation découle de la directive européenne sur l’eau potable de décembre 2020, transposée en droit français en décembre 2022. La loi du 27 février 2025 visant à protéger la population des risques liés aux PFAS a renforcé ce dispositif en imposant explicitement la publication d’une carte nationale des mesures.
Le plan d’action interministériel sur les PFAS, piloté conjointement par le ministère de l’Écologie et le ministère de la Santé, coordonne la surveillance renforcée avec un objectif de transparence. Son action n° 23 prévoit le développement progressif de l’outil de visualisation du BRGM. Les Agences Régionales de Santé organisent les prélèvements et transmettent les résultats à SISE-Eaux, qui alimente ensuite la carte.
« Sans le contrôle complet des réseaux de distribution par les ARS, on ne peut pas être certain que toutes les eaux sont conformes. » Gabrièle Gien, citée par Vert.
Malgré ce cadre, plus d’un tiers des réseaux n’avaient pas encore publié leurs résultats à jour au moment des dernières vérifications. La transparence progresse, mais reste incomplète.
- Obligation légale de surveillance : depuis le 1er janvier 2026.
- Seuil réglementaire : 0,1 µg/L pour la somme des 20 PFAS.
- Seuil sanitaire recommandé par le HCSP : 0,02 µg/L pour les 4 PFAS les plus dangereux.
- Pilotage : ministère de l’Écologie + ministère de la Santé, avec le BRGM comme opérateur cartographique.
- Lacune actuelle : environ 67 % des réseaux d’Occitanie sans données à jour.
Où la contamination est-elle la plus élevée en France en 2026 ?
La situation nationale reste globalement rassurante : le taux moyen s’établit à un niveau notablement inférieur au seuil légal. Aucun département ne présente une moyenne régionale non conforme. Pourtant, Quelques réseaux dépassent effectivement la norme, touchant plusieurs milliers de personnes dans diverses communes françaises.
Certaines régions présentent des taux moyens plus élevés, tout en restant conformes aux normes. À l’échelle régionale, certaines régions affichent des concentrations moyennes supérieures par rapport à d’autres.
Chiffre clé : 14 réseaux sur 9 263 analysés dépassent 0,1 µg/L, soit 0,15 % du total.
Les zones d’incertitude sont tout aussi préoccupantes que les dépassements avérés. En Occitanie, environ 67 % des réseaux n’ont pas de données à jour, et la situation est comparable en Auvergne-Rhône-Alpes et en Bourgogne-Franche-Comté. La Martinique et Mayotte ne disposent d’aucune analyse sur l’ensemble de leur territoire. Ces zones grises sur la carte ne signifient pas que l’eau y est propre : elles signifient simplement qu’on ne le sait pas encore.
| Région | Taux moyen PFAS | Communes testées |
|---|---|---|
| Nouvelle-Aquitaine | — | — |
| Occitanie | — | — |
| Auvergne-Rhône-Alpes | — | — |
| Bretagne | — | — |
| Normandie | — | — |

Le filtre Pureva One : une réponse concrète à la contamination aux PFAS
Pour les personnes dont le réseau présente des taux préoccupants, ou simplement pour celles qui préfèrent ne pas attendre les prochaines analyses, la filtration domestique est la solution la plus directe. Le filtre Pureva One utilise une microfiltration à 0,1 micron, validée par le laboratoire Eurofins et certifiée NSF/ANSI 42, capable d’éliminer plus de 30 polluants dont les PFAS, les métaux lourds, les pesticides et les microplastiques, tout en conservant les minéraux essentiels de l’eau.
- Filtration fine : membrane à 0,1 micron, efficace sur les PFAS et les micropolluants persistants.
- Sans ajout chimique : la technologie Pureva repose sur des matériaux naturels, sans traitement chimique ni perte minérale.
- Installation sans outil : compatible avec 99 % des robinets standard, en quelques minutes.
- Certifications vérifiables : analyse Eurofins, certification NSF/ANSI 42.
- Plus de 40 000 utilisateurs ont adopté le filtre en France.
- Garantie satisfait ou remboursé de 30 jours, avec abonnement cartouches pour un renouvellement automatique.
Conseil de pro : Renouvelez la cartouche selon la fréquence recommandée par Pureva : une cartouche usée perd progressivement son efficacité sur les polluants les plus fins comme les PFAS.

Quelles mesures le gouvernement a-t-il prises contre les PFAS ?
Le gouvernement français a structuré sa réponse autour du plan interministériel adopté début 2024, qui mobilise plusieurs ministères et autorités sanitaires autour d’objectifs communs : surveiller, informer et réduire les sources de contamination. La loi du 27 février 2025 a franchi une étape supplémentaire en rendant obligatoire la publication d’une carte nationale et en renforçant les obligations des distributeurs d’eau.
Sur le terrain, les ARS organisent les prélèvements dans chaque réseau, transmettent les résultats à SISE-Eaux et peuvent déclencher des restrictions d’usage lorsqu’un dépassement est constaté. Le BRGM assure la mise en ligne et la mise à jour de l’outil cartographique. Les industriels classés ICPE sont tenus de déclarer leurs rejets aqueux via l’application GIDAF, ce qui permet d’identifier les sites émetteurs et de croiser les données avec la qualité des eaux en aval.
La surveillance des eaux souterraines remonte à 2016 pour certains paramètres, mais la couverture complète des réseaux de distribution reste un chantier ouvert. La qualité de l’eau en France dépend aussi de la réduction des sources industrielles de PFAS, un levier que le plan interministériel cherche à activer via des contrôles renforcés des ICPE.
Que faire concrètement pour protéger votre consommation d’eau ?
La première étape est de vérifier le statut de votre réseau sur la carte BRGM ou sur Dans Mon Eau en entrant le nom de votre commune. Si votre UDI est conforme et dispose d’une analyse récente, l’eau du robinet reste consommable sans restriction. Si la dernière analyse date de plus de six mois ou si votre commune apparaît en zone grise, la prudence s’impose.
Pour les réseaux en dépassement avéré, les ARS peuvent émettre des recommandations temporaires (ne pas utiliser l’eau pour la boisson ou la préparation des repas). Dans ce cas, la filtration domestique à membrane fine ou l’eau en bouteille constituent des alternatives, même si l’eau en bouteille présente ses propres limites en termes de microplastiques et d’impact environnemental. L’alimentation solide reste par ailleurs la principale voie d’exposition aux PFAS, mais maîtriser la qualité de l’eau potable reste un levier directement accessible.
Quelques réflexes utiles :
- Consultez la carte au moins une fois par an, les données étant mises à jour régulièrement.
- En cas de doute, contactez votre ARS régionale ou votre distributeur d’eau pour obtenir les résultats les plus récents.
- Évitez de chauffer l’eau dans des contenants en plastique, qui peuvent libérer d’autres polluants.
- Si vous utilisez un filtre domestique, respectez scrupuleusement les intervalles de remplacement des cartouches.
Comment la contamination aux PFAS a-t-elle évolué en France ?
Les PFAS sont présents dans l’environnement français depuis les années 1950, introduits massivement par l’industrie textile, l’agroalimentaire, les mousses anti-incendie et les revêtements antiadhésifs. Leur persistance dans les sols et les nappes phréatiques leur a valu le surnom de « polluants éternels » : ils ne se dégradent pas naturellement et s’accumulent dans les organismes vivants.

La surveillance systématique dans l’eau potable est récente. La directive européenne de décembre 2020 a été le premier texte à imposer une liste de 20 PFAS à surveiller avec un seuil contraignant. La France a transposé cette directive en décembre 2022, et les premières analyses obligatoires ont débuté au 1er janvier 2026. Avant cette date, les données disponibles étaient fragmentaires et non comparables d’une région à l’autre.
Les premières cartographies révèlent des disparités territoriales marquées, souvent corrélées à la présence historique de sites industriels ou militaires utilisant des mousses fluorées. Les zones autour de certains aérodromes ou usines chimiques présentent des concentrations plus élevées dans les eaux souterraines, qui alimentent ensuite les réseaux de distribution. La surveillance continuera de s’affiner à mesure que les réseaux encore non analysés transmettront leurs résultats.
Points clés
La surveillance obligatoire des PFAS dans l’eau potable française, entrée en vigueur en janvier 2026, révèle une situation globalement conforme mais avec des lacunes territoriales importantes qui justifient une vigilance continue.
| Point | Détails |
|---|---|
| Seuil légal en vigueur | 0,1 µg/L pour la somme de 20 PFAS, obligatoire depuis janvier 2026. |
| Situation nationale actuelle | 14 réseaux sur 9263 analysés dépassent 0,1 µg/L, soit 0,15 % du total. |
| Zones d’incertitude | Plus d’un tiers des réseaux sans données à jour, notamment en Occitanie (67 %). |
| Outil de référence | Carte BRGM et carte Vert, basées sur SISE-Eaux, consultables par commune et par UDI. |
| Protection domestique | Filtration à membrane fine (0,1 micron) efficace sur les PFAS, à renouveler régulièrement. |




